Presentation

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Bonjour à vous, voyageurs et voyageuses !

C'est officiel, je recommence tout à zéro !

Fini l'enquête, place au surnaturel !

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Auteur : Elodie
Âge : 13 ans
Genre : Fantastique
Base : Je viens de trouver ! Les vampires !! =D
Nouveauté : Un chapitre toute les semaine (mais oui, bien sûr...)


° Vous voilà fin prêts ! °

° Le premier chapitre n'a pas encore vu le jour mais ça ne saurait tarder ! °



Pour ceux qui me connaissent :

Vous reconnaîtrez sûrement (ou pas) des gens que vous connaissez (profs, élèves,...) mais aucun nom ne sera cité.






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Prologue
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Pour la plupart des humains, l'obscurité est sinonym de mort. Ils ont en partie raison. Car cette ombre qui apporte une ambiance bien souvent lourde et effrayante abrite réélement des créatures de la nuit. Des créatures qui ne ressemblent pas à ce que l'ont se permet d'imaginer...

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Prologue
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# Posté le lundi 05 mai 2008 14:39

Modifié le samedi 14 juin 2008 15:14

Chapitre un : Première Sortie

Chapitre un : Première Sortie
Alors que la nuit tombait lentement sur la petite ville d'Aventicum, le silence s'emparait peu à peu des lieux. Du haut d'un cerisier, je sentais le vent qui venait de se lever, rappelant la fraîcheur nocturne du moi de mai. Le temps était parfait, mais il était trop tôt ; les rues ne commenceaient qu'à peine à se déserter. Cela me laissait le temps de finir mes derniers préparatifs. Depuis plusieurs heures, la nervosité me rongeait ; c'était ma première sortie en solo. Pourtant je savais que je n'étais pas seule ; il me surveillait. Je percevait d'ici sa respiration. J'attendais son signal. C'était convenu ainsi : Il me donnait le signal, et je choisissais seule ma victime. Je m'étais assez entrainée pour reconnaître la bonne cible. Ou du moins je l'espérais.
L'obscurité avait maintenant pris possession de la ville. Une branche craqua ; c'était parti. Je sautai et atterris avec la souplesse et la discrétion d'un chat. Je restai immobile quelques secondes le temps de m'assurer que personne ne pouvait me voir, et je me dirigeai vers l'extrémité de la ville. Si l'éclairage et l'espace du centre ne me convenait pas, j'étais certaine de me trouver dans mon élément dans les petites ruelles sombres qui se faufilaient sinueusement entre les immeubles. Je me mis en chemin, guettant le moindre froissement de feuilles suspect.
J'arrivai rapidement à l'angle de mon terrains de chasse. Je me tapis discrètement dans un coin parsemé de débris de verre et attendis patiemment. Toutes mes nuits d'entrainement me revenaient en mémoire. Je ne devais bouger sous aucun prétexte. Plusieurs minutes passèrent. La lune ornait désormais le ciel de toute sa splendeur. Je sentis soudain l'odeur que j'attendais. Ma nuque se raidit. Je plissai les yeux pour distinguer la forme qui se dirigeait vers moi. Quelques instants après, je me détendis, déçue ; un vieillard. Une cible facile mais peu nourrissante et surtout, aussi gratifiante pour une première mission que la capture d'un oisillon. L'homme se rapprochait. Son odeur était maintenant tout à fait nette. Il passa à côté de moi sans déceler ma présence. Je souris intérieurement, satisfaite. Mais ma faim s'accentua. Je fus prise d'une violente crampe. N'est-en moins, je ne pouvait pas changer de position ; il me fallait attendre encore. J'inspirai profondément et me concentrai. Des bruits de pas se firent entendre à quelques dizaines de mètres de là. Ils se rapprochaient. Mes narines frémirent ; ça y est. Je reconnu l'odeur si douce et alléchante de la chaire fraîche d'une jeune femme. En tendant l'oreille, je perçu sa respiration saccadée. Elle ne devait pas se réjouir à l'idée d'emprunter cet étroit passage. Je retins mon souffle, prête à fondre sur elle afin de ne lui laisser aucune chance. Elle était à présent à quelques mètres. Elle marchait d'un pas rapide mais indécis. Je la laissai passer à côté de moi et la suivis sur une dizaines de mètres sans le moindre bruit. Mes lèvres retroussées laissaient paraître mes crocs acérés et prêts à transpercer la chaire qui s'offrait à moi. Mais tout à coup, un petit sifflement -à peine audible- retentit dans mon dos. Je compris le message et me jetai avec rage sur ma victime. Elle poussa un cri d'effroi qui se perpétua dans la profondeur de la nuit. Je me saisis de son cou et après une brève hésitation, y enfonçai mes crocs. Je percai facilement la peau, puis la chaire, et pu enfin goûter à ma récompense. Un liquide tiède et douçâtre emplit ma bouche. Je l'avalai à grandes gorgées, tenant fermement mon repas pour qu'il ne puisse m'échapper. L'énergie quitta peu à peu son corps. Ses lèvres se teintèrent de bleu, son teint devint livide ; j'en avais finis avec elle. Je relâchai mon étreinte et, après un soupire de soulagement, emportai le corps avec moi. J'avais repris des forces et le trajet me semblait plus court et agréable qu'à l'allé. J'admirai une dernière fois la lune avant de pénétrer -le cadavre dans les bras- dans le cimetière. Il m'y attendait.
- Trop hésitant, me dit-il simplement.
j'étais déçue. Je pensais pourtant avoir réussi haut la main. Je ne protestai pas et attendis ses explications. Je lui lançai quand même un regard interrogateur.
- Si je n'avais pas été là elle se serait enfuie.
- Tu exagères, soufflai-je. Et puis, après tout, ce n'était que ma première sortie en solo.
Je soutenais toujours son regard. Je le sentais bouillir.
- Tu ne peux pas te permettre de prendre ce genre de risque ! Imagine un peu que quelqu'un te voie et que tu le laisses t'échapper !
- Mais même s'il parle les gens ne le croiraient pas !
Il ouvrit la bouche pour protester mais abandonna cette idée. Il n'était pas du genre à parler plus qu'il ne le faut. Il me tourna le dos et se dirigea vers une tombe. Ah, cette tombe... Je ne la connaissais que trop bien... Je m'avançai à mon tour et nous restâmes quelques minutes immobiles.
- On y arrivera... , promis-je.
Il ne répondit pas et je le laissai seul. Le jour allait bientôt se lever et je préférais je pas prendre de risque. Je me dépêchai de me rendre au château et, comme à chaque fois, je passai devant les salles de classes. Je m'attardai un moment dans les couloirs, puis j'empruntai un escalier et me rendis dans les sous-sols. Je poussai la grande porte en bois et pénètrai dans ma chambre. Je m'installai dans mon cercueil et m'endormis très vite.

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© Elodie Egger

# Posté le lundi 12 mai 2008 13:46

Modifié le dimanche 08 juin 2008 04:39

Chapitre deux : Réveil De Plaine Lune

Chapitre deux : Réveil De Plaine Lune
23h00. J'attendais avec une impatience presque incontrôlable l'heure de ma sortie. Depuis près de deux heures, je sentais tout mon être reprendre vie. Mes sens étaient en éveil. Je percevais le frôlement des pattes velues d'une araignée sur sa toile. Le souffle de la brise du soir pénétrait dans le cercueil et faisait frémir mes narines. Je sentais le parfum des jonquilles en bourgeons impreigné dans l'air ; plus que quelques minutes. Je ne pouvait de toute manière pas sortir seule. Il me fallait son aide pour soulever le couvercle de cette cage de bois. Mais l'immobilité devenait insupportable. La fraîcheur de la nuit m'attirait comme un aimant. Je m'efforçais de calmer ma respiration de plus en plus haletante. Ma gorge se nouait, tout comme mon estomac ; la faim me rongeait. Le souvenir su sang me faisait saliver. L'excitation de la veille, la vue de ma proie, faisait croître en moi un inexplicable besoin de violence. Je ne voulais pas y céder mais il m'était impossible de résister plus longtemps. Ma nuque se raidit, je serai les dents. Mes lèvres se retroussent machinalement. Mes crocs réapparurent. Je n'en pouvais plus...

Il me libéra enfin. Je plissai les yeux, éblouie par le rayonnement de la lune. Je m'habituai peu à peu à se nouveau décore, et arrivai à distinguer nettement mon maître devant la petite lucarne poussiéreuse qui suffisait n'est-en mois à éclairer la pièce. "Mon maître"... Bien que ce terme soit courant chez nous, je m'en voulais de l'utiliser. Mais c'était comme si je ne pouvais pas m'en empêcher. Cette preuve de soumission me dégoutait, et pourtant, me rassurait. C'est lui qui m'avait recueillie, qui m'avait tout appris ; je le savais. Mais jamais je ne me soumettrai à sa volonté. Je refusais de devenir comme tous les autres, ces lâches qui n'avaient pas osé s'affirmer par eux-même, et qui étaient aujourd'hui réduit à traîner dans les rues pour rapporter du sang frais à leur maîtres.
- Je vois que tu ressens les effets de la pleine lune, c'est bien.
La pleine lune... Je ne répondis pas et sortis de mon abri. Malgré le léger vent de ce soir, une violente odeur de renfermé et de pourriture me brûla les poumons. Je baissai les yeux et aperçus un cadavre. Il gisait à ses pieds tel un ennemi trop de fois combattu. La mort de cet enfant -car s'en est un- devait remonter à plusieurs jours ; il venait des réserves. Le travail n'avait pas été fait dans la dentelle : les membres avaient été violemment écartelés, les yeux exorbités étaient noyés par la terreur, son cou avait été lacéré à plusieurs endroits précis et la teinte irrégulière de sa peau prouvait qu'il avait fallut de longues heures pour le vider et que ce procésus n'étai pas encore finit. Une fin lente, douloureuse, cruelle...
Etrangement, ce spectacle ne me déplaisait pas autant qu'il y a quelques mois. Non seulement à cause de l'habitude, mais aussi de mon évolution. Ces lambeaux de chaire à vif ne m'inspiraient aujourd'hui que désir et honneur. Pourtant, son odeur m'était insupportable.
- Tu progresses, souffla-t-il entre ses dents éclatantes.
- Que veux-tu que j'en fasse ?
- Un petit encas avant de commencer la nuit ne te fera pas de mal.
Il sentait que ça me dégoutait. Je ne comprenais pas pourquoi, alors que la vision de ce corps m'emplissait de fierté, l'odeur qui en émanait me donnait la nausée.
- Qu'est-ce que tu attends ? demanda-t-il.
Un sourir sadique se déssinait sur son visage. Je n'avais pas le chois. Je me penchai sur la chair morte et plentai mes crocs dans son cou. J'eu beau aspirer, pas une goute de sang ne franchit mes lèvres. Je me relevai.
- Il n'y a plus rien à en tirer. Son sang a séché et pourri sans son organisme.
- Pas tout à fait...
Je fronçai les sourciles et examinai attentivement le corps. J'eu soudain un haut le coeurs. Il avait raison, son ventre devait, d'après sa couleur pourpre, regorger de sang. Mais il ne pouvait pas me demander ça... Ce sang se trouvait en fait dans les intestins. S'il se trouvait là c'est que l'estomac avait été broillé d'une manière ou d'une autre. Si je le mordais à cet endroit je serai obligée d'aspirer aussi les restes de son estomac... Je ne pouvais même pas l'envisager, c'était trop affreux.
- Non.
-Fais-le, m'ordona-t-il.
- NON !
Je le bousculai et sortis des sous-sols. Je couru dans la nuit , ressentant enfin l'air frais dans ma gorge et mes poumons. Je restai un moment assise dans la coure, au pied de la pontaine. Il fini par sortir à son tour et s'approcha de moi. Je levai les yeux vers lui et perçu très nettement une odeur de pourriture. Il l'avait fait. Les abas de ce garçon venaient d'être aspirés... Les larmes me montèrent au yeux.
- Allez, on y va, lança-t-il séchement.
Je repris mes esprits et lui répondit dans un dernier sanglot.
- Quel-est le programme ?
- Ce soir, je teste tes capacités.
- Il me semble que c'est déjà fait...
Il rit. Son estime pour moi ne volait désormais pas haut.
- Ce n'était que la première partie. Il te reste l'action.
Je commençais à comprendre ce que ce ton signifiait ; la mission de cette nuit sera rude, très rude. Je n''étais pas certaine d'être à la hauteur de ce qu'il pourrait me demander. Qui savait ce qu'il avait encore pu imaginer... La dernière fois déjà, je n'en avais pas cru mes yeux. Il m'avait abandonnée sur un parking moins d'une heure avant le lever du jour avec pour seul repère, une photo floue. J'avais attendu près de vingt minutes avant qu'elle n'arrive enfin. "Elle", c'était une petite fille, tout aussi innocente que moi avant qu'il ne me trouve et qu'il ne me transmette sa force. J'avais perdu tous mes moyens en la voyant arriver, le sourire aux lèvres. J'aurais dû comprendre tout de suite que ce n'était qu'un teste, un piège, mais sur le coup je n'avais rien pu faire d'autre que de la regarder passer et de revenir au château avant que le soleil ne se lève.
Inquiète, je pris mon courage à deux mains et nous sortîmes. La cours du château prenait une toute autre forme de nuit : Les arbres s'agitaient sans aucun bruit au grès du vent comme si tout son était superflu. Les couleurs habituelles des voitures, des humains et des oiseaux paraissaient comme absorbé par les nuages. Une des fenêtre du premier étage était restée ouverte. Un hibou y était perché, attendant le moment fatidique où les mulots sortirons de leur tanière.
- Où va-t-on
- Où va le vent.
Je n'en tirerai rien de plus avant d'être arrivée...



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P.S : "Où va-t-on ? -Où va le vent" est une phrase inventé pendant une récréation par Delia et moi-même.




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© Elodie Egger

# Posté le mercredi 21 mai 2008 07:54

Modifié le lundi 28 juillet 2008 06:45

Chapitre trois : Souvenir D'une Ppremière Fois

Nous arrivâmes rapidement dans une ville inconnue qui me parût immense. Des lampadaires éclairaient si fortement les rues que j'en fus éblouie.
- Garde les yeux bien ouvert, c'est plus prudent.
J'obéis. Je savais maintenant qu'il me faudrait me méfier.
De rares passants peuplaient encore les rues. Ils nous dépassaient en sans relever la tête. Certains accéléraient même. J'aimais ressentir leur inquiétude par rapport à nous. Ils ne savaient rien de nous, et ils se méfiaient. Malheureusement, cette sensation, je ne pouvais que rarement la ressentir. Premièrement car notre vie nocturne nous coupait du monde et qu'en général, les gens ne se méfiaient pas de nous. J'aimais inspirer la terreur aux humains mais quelque chose s'était développé en nous... Quelque chose de puissant et de dangereux qui nous donnait le don de mettre les Hommes en confiances rien qu'en un regard. Et ce phénomène s'accentuait avec l'expérience. C'était ce qui m'avait envoutée dés ma première vrai rencontre avec "lui".

"Lui"... Charlie. Un prénom innocent qui ne lui correspondait plus. Avant, peut-être. Mais aujourd'hui... Son aspect soigné et honnête n'effaçait pas tout ce qu'il était capable de faire... Sa vrai nature était plus cruelle, plus monstrueuse que tout ce que j'aurais pu imaginer le jour où je l'ai rencontré...
Je n'avais que 11 ans à l'époque. Ce jour là, je suis rentrée plus tard que prévu d'un cours. Il devait être dans les 22h00 quand je me suis arrêtée dans une station service pour m'acheter quelque chose à boire. Quand je suis ressortie, j'ai ressenti une curieuse sensation... Quelqu'un me suivait, j'en étais sûre. J'ai pressé le pas, sentant l'adrénaline monter. Au bout de quelques minutes j'ai complètement perdu mon sang froid. Je me suis mise à courir le plus vite possible. Mais très vite, mes jambes se sont alourdies et j'ai dû m'arrêter, exténuée. J'ai pris soin de me trouver dans la lumière que projetait un des rares lampadaire. Seul ennuis : Bien que je me trouvais au centre d'un cercle de lumière sécurisant, il m'est devenu impossible de bouger, de peur de ce qui pouvait m'attendre dans la noirceur de la nuit. Coincée dans ce minuscule univers lumineux, je me suis sentie bien plus que simplement "observée"... Quelqu'un ou quelque chose prenait possession de mes force. On aspirait mon énergie. J'ai lentement croulé sous le poids de ce regard aussi doux que pénétrant. Une perversité incroyablement attirante emplissait la brise rafraichissante qui filait entre mes boucles noires. Je suis restée quelques minutes pétrifiée, attendant le moindre signe, le moindre bruissement suspect. Tout à coup, l'ampoule a grésillé ; une ombre floue a passé dans un éclaire. N'en pouvant plus, je suis tombée à genoux. Il ne lui en a pas fallut plus. Il s'est approché, tout d'abord en restant hors de mon champ de vision, puis m'a saisie. Il m'a immobilisée d'une main. J'ai tanté de me débattre, de m'enfuir, mais je n'avais aucune chance. A bout de force, je me suis évanouie. Malheureusement, ce repos n'a que trop peu duré. J'ai tourné la tête, essayant de voir le visage de mon agresseur. J'ai été prise d'une incontrôlable panique en apercevant tout d'abord deux monstrueuses dents d'une blancheur étincelante, puis un visage maladivement pâle. Celui-ci -je m'en rend compte aujourd'hui- aurait pu être attirant s'il n'avait pas été aussi déformé par la rage. Je me suis demandée pourquoi il m'en voulait autant, et ce qu'il allait bien pouvoir me faire... Il ne m'a pas laissé le temps de le lui demander... Il m'a fait tourné la tête, et je n'ai plus ressenti qu'une violente douleur. Il m'avait mordu... J'ai hurlé, hurlé, jusqu'à ce que je n'ai plus eu assez de force pour faire sortir quelque son de ma bouche. C'est à ce moment là que je n'ai plus rien senti du tout. J'avais du perdre connaissance...

Je savais maintenant la fin de l'histoire ; Charlie m'a tout raconté. Il m'avait choisie. Cette attaque lui a seulement permit de créer un lien entre nous.

Je n'ai reprit connaissance que quelques jours plus tard. Mon coup me faisait souffrir, mais en y passant ma main, j'ai pu constater qu'il n'y avait absolument aucune trace. Malheureusement, la pièce dans laquelle je me trouvait n'était pas éclairée. Mais je m'y sentais bien, en sécurité. Il m'a fallut du temps pour enfin comprendre que je me trouvais dans la chambre de mes parents... On m'a expliquée par la suite que l'on m'avait trouvée dans la rue, inconsciente, et que l'on m'avait ramenée chez moi. Un docteur était venu m'examiner et n'avait rien trouvé d'anormal. J'étais donc hors de danger.

Charlie m'a expliqué qu'à partir de cette fameuse nuit, j'ai commencé à éviter le contacte de mes parents et de mes amis. Je m'enfermais dans le silence. Et chaque soir je rentrai un peu plus pale, plus mélancolique. On me demandait où est-ce que j'étais allée et je ne répondait pas. Je me contentais de passer ma main sur mon coup, où apparaissaient désormais deux petits trous rouges...
Il lui aura fallut plusieurs semaines encore pour finir ce qu'il avait commencé. Mais il a réussit... Un soir je suis partie, c'est la dernière fois que j'ai vu ma famille... Il avait gagné la première manche...


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© Elodie Egger
Chapitre trois : Souvenir D'une Ppremière Fois
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 07:01

Modifié le samedi 14 juin 2008 15:12

Chapitre quatre : Un Lys Pour Indice

Charlie me donna une tape sur l'épaule, ce qui me fit sortir de mes pensées. Je le regardai intensément. Jamais encore je n'ai réussi à percevoir ce qu'il ressentait. Je n'ai aucune idée de ce qui lui est arrivé... Mais pour l'heure, j'étais sur le point de connaître la raison de notre venue. Il me montra un pendentif en forme de lys. je l'examinai un cours instant avant qu'il le reprenne et m'explique de quoi il s'agissait.
- Ceci appartient à ta cible. A toi de la retrouver.
- Mais c'est impossible ! Je n'ai aucune idée de l'endroit où elle se trouve ! Je ne sais même pas où nous sommes !
Il me toisa d'un regard mauvais.
- Pas de "mais". A toi de trouver une solution. Si tu rentre sans elle, je te conseil d'être prudente...
Il commençait à m'effrayer. Je ne me souvenais pas qu'il m'aie déjà menacée ainsi...
- Ah, et encore une chose. Je la veux vivante.
J'ouvris de grand yeux ébahis. J'avais déjà du mal à transporter un corps sans vie, et il voulait que je lui l'amène sans la tuer ?! Il était devenu fou. Mais je n'osai rien dire, et dés qu'il fut partit, je me mis au travail. Premièrement, je devait trouver à qui ce pendentif appartenait. Certainement à une femme très jeune. Je ne voyais pas qui d'autre aurait pu porter un bijoux comme celui-là. Je me dirigeais donc vers les bars et les boîtes de nuit des alentours. J'arrivai rapidement dans un petit bar d'où prevenait une musique horriblement métallique. On aurait dit que l'on cillait une plaque de tôle... J'entrai tout de même et jetais un rapide coup d'½il à l'intérieur. Je ne fus pas spécialement surprise de découvrir une cinquantaine de motard, tous la canette de bière à la main, en trin de jouer à Dieu sait quel jeu. Certains se regardaient de travers, les lèvres pincées. Cela ne présageait rien de bon. Je reparti immédiatement. Je reprit mes recherches dans un autre quartier qui me semblait plus accueillant. J'entrai dans une nouvelle discothèque. La musique était bien plus entraînante. D'ailleurs, les clients étaient beaucoup plus jeunes que ces vieux barbus de motards... Malheureusement, une tenue spéciale était ordonnée pour rester. Je dû donc m'en aller. Dans les trois prochains lieux, je pu prendre le micro pour demander à la foule si quelqu'un reconnaissait mon pendentif. Et dans une de celles-ci, j'obtins enfin une réponse. Une jeunes femme vint vers moi. Elle était vraiment belle. Ses cheveux coupés courts passaient par toutes sortes de couleurs toutes plus pétantes les unes que les autres. Elle portait un pull fin avec de larges manques qui flottaient autour d'elle. Elle me sourit et je l'emmenait un peu à l'écart pour que nous puissions nous entendre sans hurler par dessus la musique.
- Je crois savoir d'où vient ce pendentif, me dit-elle joyeusement. Ce que je me demande, c'est comment tu l'a eu.
Elle me fit un clin d'½il entendu dont je ne comprit pas la raison.
- Comment-ça ?
- Eh bien, je ne connais qu'une personne qui porte ce genre de bijoux. Je crois d'ailleurs que j'ai déjà vu ce pendentif à son cou.
- A qui est-il ?
- A un de mes amis, répondit-elle.
- "Un" ? demandais-je déçue de ma mauvaise déduction. Ce n'est donc pas à une femme ?
- Non, enfin cela dépend des jours.
- Je ne comprends pas.
Elle éclata de rire et me prit par le bras. Elle m'entraîna dans la rue.
- Je t'explique, ce pendentif appartient à Yann Egnole, un de mes amis.
Magnifique ! Me voilà à la recherche d'un homme ! Et il fallait que je le ramène au château... Peut-être pourrais-je user de mon charme pour qu'il me suive...
- Et il est homo ! reprit-elle. C'est pour ça que je me demandait comment tu avais fait pour l'avoir.
J'écarquillai les yeux, interloquée.
- D'habitude, ce sont des gars qui se retrouvent avec ses affaires dans leur voiture, ou chez eux ! Mais un peu de changement ne lui fera pas de mal !
- Je comprends...
Quelle horreur ! Me voilà à la poursuite d'un gay ! Comment allais-je faire pour le ramener ?! Bon, le seul avantage était que les lieux de mes recherches étaient désormais limités.
- Tu ne saurais pas où je pourrais le trouver par hasard ?
Elle réfléchit un instant et me lança joyeusement :
- Si ! A la "lubie protection". C'est une boîte des environs !
- Merci ! Je te revaudrai ça !
- C'est tout naturel voyons ! Et salue-le pour moi ! Un ami comme ça c'est rare !
Je fus prise de nausées. J'étais sur le point d'enlever cet homme... Les remords ne se firent pas attendre. Je tentai de sourire à mon informatrice, en vain. Elle s'en aperçu et me regarda bizarrement.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien. Tout va bien.
- Tu en es sûre ? Je peux t'accompagner si tu as peur de te perde.
- Euh... Non. Non il faut que je lui parle de quelque chose de... Personnelle.
- Entendu. Alors à la prochaine !
- Merci encore !
Je me mis en route, et arrivai bientôt à l'entrée de la "lubie protection". J'entrai et fus accueillie par un homme de la vingtaine. Celui-ci portait une sorte de t-shirt qui lui arrivait tout juste en dessus du ventre. Les manches étaient déchirée et ses pantalons étaient plus que moulants... Il me demanda ce que je faisais ici.
- Je viens voir quelqu'un. C'est urgent.
Il me laissa finalement entrer, après m'avoir prévenue que je n'étais pas du tout à ma place ici. Il avait raison. Je me retrouvai immédiatement encerclée par une nuée d'hommes pour la plupart très efféminés. Ils dansaient avec vigueurs, se frottants les uns contre les autres. Certains se tenaient la mains, d'autres s'embrassaient. Je ne perdit pas de temps et me saisis d'un des micros du DJ.
- Ecoutez-moi tous s'il vous plaît !
Le DJ coupa la musique et calma les râlements de la foule.
- Voilà, je cherche Yann Egnole. J'ai quelque chose à lui donner de toute urgence.


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© Elodie Egger

# Posté le jeudi 12 juin 2008 14:16

Modifié le samedi 14 juin 2008 15:11